Les grands classiques à l’épreuve de la twitterature

La twittérature utilise la contrainte des 140 caractères maximum pour écrire de la poésie, des romans, du théâtre, des nouvelles ou pour créer des formes inédites mêlant textes, images et son. On peut rapprocher la twittérature des pensées et des haïkus, des proverbes et des maximes.

Cette nouvelle forme de littérature donne lieu aussi à quelques résumés saisissants d’oeuvres classiques dont voici quelques exemples.

Madame Bovary (Gustave Flaubert) : « Qui payera les dettes de mon mari ? Pas ceux avec qui j’ai couché. Vais avaler du poison. Résoudra les problèmes de tous. Enfin, les miens ».

Le Portrait de Dorian Gray (Oscar Wilde) : « Oups. Vieilli d’un coup ! Ah, ma vie d’esthète a été grandiose, mais à la fin on n’échappe pas à la morale et à la mort. Beauté = danger ! »

L’Odyssée (Homère) : « @Les Tentations Jolies Chanteuses, mais on ne peut pas s’arrêter ! @Mes gars Attachez moi mieux, vite ! »

Orgueil et Préjugés (Jane Austen) : « Cet autre type a largué ma soeur, Darcy et lui ont quitté la ville. Quel méchant homme ! Horrible ! Ah, il veut m’épouser ? »

Harry Potter (J.K. Rowling) : « OMG Poudelard OMG j’ai deux amis OMG magique OMG les Serpentards sont des nazis OMG il y a un MECHANT SORCIER qui cherche à m’avoir. »

Du côté de chez Swann  : « Impatient que maman me borde. Suis trop vieux pour ça, mais quand elle approche je vois de la lumière dans le couloir et me dis  »Ah ! ». »

Faust : Ouh là ! Satan vient d’arriver. Il m’a dit : « Faust, j’ai un deal pour toi. A prendre ou à laisser, mais c’est la chance de ta vie ! » Seigneur. Ce contrat est trop ficelé, Houdini trouverait pas la sortie. Mais Satan est revenu avec une offre qui ne se refuse pas.

Candide (Voltaire) : « Ce qui compte, c’est que la vie soit OK. Il suffit de cultiver son jardin. Alors, fermez-là, les mecs, et cultivez ».

Twilight : « Prétend faire partie du club On-tue-pas-les-humains. J’espère qu’il dit pas ça juste pour coucher avec moi. »

La Twittérature – Emmett Rensin et Alexander Aciman – Préface d’Erik Orsena

Voir aussi Crime et Châtiments sur le site du Nouvel obs

 

 

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