La rentrée littéraire 2015 de Mediapart

Mathilde Monnier, Christine Angot, spectacle
Mathilde Monnier, Christine Angot, spectacle © DR

La mère était la grande absente, dans les livres antérieurs de Christine Angot. Au mieux, une silhouette passante. Un amour impossible, récit apparemment simple, s’ouvrant à Châteauroux années 60, réconcilie intime et sociétal, une mère et sa fille, bouleverse sans pathos. Extrait en fin.

Il était une fois Motor city

 |  PAR CHRISTINE MARCANDIER

© Thomas Cantaloube

« La forme d’une ville/Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel », écrivait Baudelaire face au Paris moderne. C’est une disparition qu’observent dans deux livres Thomas B. Reverdy et Alexandre Friederich, celle de Detroit, incarnation urbaine d’une « apocalypse lente » et parabole : « l’occasion troublante, normalement impensable, de contempler les ruines de notre propre civilisation»

Martin Amis, la Shoah comme Viagra littéraire

 |  PAR DOMINIQUE CONIL

© Jennifer Saltman

Refusé par plusieurs éditeurs français, dont Gallimard qui le publiait depuis 1996, refusé par son éditeur allemand, La Zone d’intérêt de Martin Amis, roman situé à Auschwitz, paraît ces jours-ci chez Calmann-Lévy. Comme le dit si bien Martin Amis lui-même,« l’écrivain a le droit de s’emparer de l’Histoire, encore faut-il qu’il en soit capable »

«Illska», après le mal total

 |  PAR CHRISTINE MARCANDIER

« Évidemment, l’Holocauste pose problème à tous ceux qui se penchent sur la question. » Peut-on encore écrire sur ce passé qui conditionne nos modes de pensée contemporains ? Telle est la question centrale du roman-monde que publie l’écrivain islandais Eiríkur Örn Norđdahl, Illska(Le Mal), sans doute l’un des plus ambitieux de cette rentrée littéraire. Critique et premier chapitre du livre.

«Boussole», de Mathias Enard, nous indique enfin le Sud

 |  PAR ANTOINE PERRAUD

Roman majeur de la rentrée littéraire, Boussole (Actes Sud) de Mathias Énard, sous couvert des ruminations nocturnes d’un universitaire viennois, ouvre les voies de l’Orient des lumières. Une prose somptueuse porte ce projet littéraire et politique hors norme. Cet appel du grand large transmet une soif d’altérité, ausculte les différences, opte pour la coexistence: «Le monde a besoin de diversité, de diasporas», dit l’un de ses personnages, Sarah.

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